STRATEGIE DU PREMIER MONDIAL

VERLEENE,MAURICE

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Samedi 4 août 1990

Le championnat de l'URSS 1990 s'est déroulé à Leningrad et a vu la victoire du Russe, Alexei Tchizov, 22 points; devant E. Vatoutine, 21; G. Valneris, 20, etc. Le champion du monde qui vient de faire jeu égal avec Ton Sijbrands, son challenger, 20-20, confirme qu'il est actuellement à la hauteur du grand maître néerlandais. Rappelons que le jeune Russe se classa premier (au 1er damier) du championnat du monde par équipes nationales à Vérone (25 au 31-8-89). Tous deux participeront au prochain championnat du monde (Groningue P-B, 11-90) et partent favoris de cet important tournoi. Nous faisons suivre une partie intéressante jouée à Leningrad pour le titre de champion de l'URSS 1990.

Partie Tchizov (blancs) -

Svizinski (noirs).

32-28 (18-23) 38-32 (12-18) 31-27 (20-24) 37-31 (17-21) 43-38 (21-26) 49-43 (26-37) 42-31, cette ouverture rappelle la variante De Jongh, (14-20) 41-37 (7-12) 47-42 (10-14) 46-41 (5-10) 31-26 (20-25) 36-31 (15-20) 41-36 (10-15), une position presque symétrique qui, dans ce genre de partie classique, est souvent à l'avantage des noirs, 34-29 (23-34) 40-29 (1-7) 44-40 (18-23) 29-18 (12-23) 39-34, le «coup de la bombe» par 24-30 serait désavantageux pour les noirs (23-29) 34-23 (24-30) 35-24 (20-18) 40-34 (menace par 34-30 x 28-23 x 38-33 x 32-1) (7-12) 43-39 (19-24) 50-44 (14-19) 45-40 (empêche 18-23 car 33-29 et 27-7) (15-20) 48-43) (le champion du monde ne craint pas de dégarnir complètement sa ligne de base) (4-10) ici les blancs pouvaient tenter la faute par 34-29 (19-23) 28-30 (25-45?), mais... 29-23! et dame. Trop simple à ce niveau. 27-21 (16-27) 32-21 (10-15) 21-16 (24-30) 16-7 (12-1) 37-32 (2-7) 31-27 (30-35) 27-22 (18-27) 32-21 (20-24) 36-31 (8-12) 34-29! (pour empêcher les noirs de prendre la position des trèfles par 24-30 enfermant l'aile droite des blancs) (13-18) 29-20 (15-24) 40-34 (9-13)

diagramme 1

les noirs tendent des pièges: sur 31-27? (18-23) deux fautes à ne pas commettre si 38-32 (23-29) 34-14 (13-19) 14-23 (12-17) 21-12 (7-40), revoyons le diagramme et après 31-27 (18-23) deuxième faute à ne pas commettre: 27-22? (23-32) 38-27 (24-29) 34-14 (35-40) 44-35 (25-30) 35-24 (13-18) 22-13 (12-17) 21-12 (7-47) quel carambolage! les dames... un jeu d'enfant? Reprenons la position du diagramme et Tchizov ne commet pas la faute mais joue 21-17 (12-21) 26-17 (18-23) faible, correct est (7-12), 34-30 coup génial! (23-32) 38-27 (25-34) 39-30 (ici 3-8 est défendu car 33-29 x 43-38 et 38-20, également défendu 13-18 car 33-29 x 17-12), donc (7-12) 17-8 (13-2) 27-22 (1-7) 31-27 (6-11) 33-29! (24-33) 43-38 (35-24) 38-20 (3-9) 27-21, les blancs ouvrent un deuxième front et les noirs ne pourront se défendre simultanément sur leurs deux ailes (7-12) 21-16 (12-17) 16-7 (2-11) 20-15 (17-28) 15-10 et Svizinski dut rapidement capituler.

LA PENDULE DE MATCH

Suite à notre article du 12-5-1990, M. Corteyn nous demande si on peut prévenir un joueur qu'il est en danger de dépasser son temps de réflexion. Oui, et voici quelques exemples: à Eindhoven (Tournoi Olympique 1956) H. Verpoest nous prévint de prendre garde à la pendule et le 50e coup fut joué avant la chute de la flèche. Même remarque sportive par Alain Paquot (match Ixelles - Sprimont).

Lors de notre partie contre Doukler (Batoumi 1967), V. Kaplan, de Kiev, fit remarquer que nous avions oublié d'arrêter notre pendule et le maître soviétique Doukler de répondre: «Inutile, le Belge a gagné», nous avons publié cette partie à l'époque. Beaucoup moins sportive fut l'attitude de l'arbitre ixellois, dans l'attente fébrile que la flèche tombe, se précipitant vers le «vainqueur» dont la position ne permettait qu'une issue; l'abandon, les 50 coups habituels en 2 heures étaient dépassés, mais le «vaincu» avait oublié qu'il fallait en jouer 60 au «Damier ixellois».

LE COUP JUSTE

Sous le titre «Tester votre force» (Le Soir du 14-7), nous vous avions soumis une position tirée de la partie Roozenburg - Post. Plusieurs lecteurs ont trouvé le coup juste 6-11 et notamment M. le député bourgmestre de Verviers, André Damseaux (ancien ministre) qui solutionne tous nos problèmes, ainsi que MM. Zilberberg, Willems, Corteyn, Tillier, Jansen, Houliez et Depuydt. Bravo!

PROBLÈME N° 675

par S. Kovalev (URSS)

diagramme 2

les blancs jouent et gagnent.

SOLUTION DU N° 674:

39-34 (30-50) 28-23 (50-42) 23-3 (35-44) 3-11 (16-7) 48-37, gain par opposition.

MAURICE VERLEENE.