Tatiana Silva : « Mes premières météos étaient rocambolesques ! »

LOUVAIN,ETIENNE

Vendredi 17 août 2012

Couronnée Miss Belgique en 2005, et devenue ensuite miss météo, Tatiana Silva était à Saint-Tropez et nous l’avons rencontré.

Depuis combien de temps êtes-vous à la RTBF ?

Bientôt trois ans, j’ai commencé fin 2009.

Quel bilan tirez-vous ?

J’ai eu beaucoup de chance d’avoir eu l’opportunité de pouvoir faire le casting, et d’avoir été choisie. C’est une belle et dure expérience. Après 2 ans et demi au sein de la RTBF, je me rends compte que j’ai encore des choses à apprendre, que ce n’est pas toujours évident d’avoir une constance dans la présentation. Mais je suis très heureuse de l’opportunité que j’ai de faire de la télé. C’est un de mes rêves qui se réalise.

Il n’y a rien de plus populaire à la télé que la météo…

Oui, tout le monde s’y intéresse. Les gens la regardent quoi qu’il arrive. C’est un plaisir pour moi de la présenter. Je me sens assez à l’aise en face caméra, mais j’avoue que ce n’est pas toujours simple surtout qu’il ne fait pas très beau en Belgique. J’ai un peu tout ce poids sur moi… (rires). Puis au-delà de ça, je n’ai pas fait des études de météorologie, donc il y a tout un bagage technique que je n’avais pas. Je dois l’acquérir au fur et à mesure, avec de l’expérience, et aussi grâce à des cours, donnés au début par Jean Charles Beaubois (responsable du secteur météo à la RTBF), avant que Marie Pierre Mouligneau, puis Corinne Dessogne ne prennent le relais. Mais honnêtement, c’est difficile.

Vous avez 27 ans, c’est encore jeune.

Oui. C’est jeune, mais en même temps, on en a plus 15 ! À 27 ans, on doit penser à bâtir, et voir vers où on va. À 27 ans, on se pose plein de question, et on espère faire les bons choix surtout. Il faut juste apprendre de ses erreurs et savoir tenir une juste balance.

Parlez-nous de vos premiers passages ?

Les premières météos étaient un peu rocambolesques ! Il faisait très mauvais, il neigeait, c’était Noël, tout le monde était en congé. Il fallait que j’assume mon rôle de remplaçante. Mais la chance qu’on a à la RTBF, c’est qu’on vous fait confiance, à vous et à vos compétences. On définit vos taches et après on vous lâche. Ca crée une sorte de pression, qui vous oblige à donner le meilleur de vous. C’est gai, mais c’est dur.

Est-ce que vous envisagez de continuer à poursuivre votre carrière dans le mannequinat ?

Non, parce que je pense que le métier de mannequin est fait pour les gens qui ont vraiment toutes les qualités pour. C’est un marché assez difficile et assez critique. Moi, je n’ai pas les mensurations d’un mannequin. J’ai fait du mannequinat malgré moi parce que j’ai été Miss Belgique. On me convoquait souvent pour des séances photos, pour des catalogues, etc. mais ce n’est pas mon métier premier et ce n’est pas une activité que j’ai envie de développer.

Êtes-vous toujours en couple avec Stromae ?

Oui, effectivement, mais ça reste privé. Je ne vais pas vous en dire plus.

Vous parvenez à vous voir avec vos rythmes de vie ?

Peu importe à quel rythme on se voit, c’est privé. C’est notre jardin secret.

Que peut-on vous souhaiter aujourd’hui ?

D’être heureuse, épanouie, de faire ce que j’ai envie. Je pense que le plus important c’est d’apprendre à se connaître le mieux possible, pour répondre à ses attentes réelles et profondes et pas superficielles.

Quelles sont ces attentes ?

Je me pose aussi la question. Je pense que je dois rester proche de ma famille, de mes amis. C’est très important pour mon équilibre. Puis, je me pose plein de questions sur mon avenir, ce que je vais faire plus tard, ce que je vais devenir dans 20 ans. Je me demande si je serai toujours à la télé, si j’ai vraiment envie d’y rester ou de me concentrer sur le caritatif.

Vous êtes intéressée par le caritatif ?

J’en fais déjà. Je suis ambassadrice de la lutte contre le cancer du sein. Dans ce cadre je fais pas mal de compagnes. Je travaille à mi-temps pour l’association “Think Pink”, qui mène un vrai combat contre la maladie. J’essaie d’apporter ma pierre à l’édifice de manière encore plus engagée, et je vais y arriver, c’est juste une question de temps.