Trabelsi sera extradé aux USA

n.c.

Dimanche 23 novembre 2008

L’avocat de Nizar Trabelsi, Me Marc Nève, s’est interrogé dimanche dans le journal diffusé par La Première, sur le bien-fondé de la demande d’extradition de son client en provenance des Etats-Unis suite à une condamnation à deux fois quinze ans de prison plus la perpétuité pour des faits de terrorisme.

Condamné en juin 2004 par la justice belge à dix ans de prison pour un projet d’attentat à la base aérienne de Kleine-Brogel – qui abriterait, selon des informations jamais confirmées, des armes nucléaires américaines –, Nizar Trabelsi fait aussi l’objet d’un mandat d’arrêt aux Etats-Unis à la suite de sa condamnation par la justice américaine. Selon « La Dernière Heure » de dimanche, celle-ci souhaite obtenir son extradition.

L’avocat de Nizar Trabelsi a confirmé, sur les ondes de La Première, l’information dévoilée par le quotidien bruxellois.

« Le dossier est venu devant la chambre du conseil qui a pris acte de cette demande formulée par les Etats-Unis », a-t-il dit.

Par ailleurs, Me Nève s’inquiète aussi de la requête des Américains.

« Ce qui nous intéresse, c’est de vérifier le bien-fondé de la demande d’extradition des Américains », a-t-il déclaré sur la radio publique. « Ne s’agit-il pas des mêmes faits pour lesquels il a déjà été condamné à la peine maximale en Belgique il y a quelques années déjà », s’est interrogé le conseil de Nizar Trabelsi.

« En outre, il faut aussi s’assurer que cette demande d’extradition n’entraîne pas une violation de la convention européenne des Droits de l’Homme », a ajouté l’avocat.

La condamnation américaine remonte au 16 novembre 2007.

Nizar Trabelsi a été condamné en Belgique en 2004 à 10 ans de prison pour un projet d’attentat sur la base américaine de Kleine-Brogel dans le Limbourg. En novembre 2007, le détenu avait été transféré à la prison de Nivelles et était soupçonné de préparer des attentats à Bruxelles. Une alerte antiterroriste s’en était suivie.

Samedi matin, Nizar Trabelsi a été transféré de la prison de Nivelles à celle d’Ittre. « On lui a bandé les yeux pendant la nuit et on l’a transféré. Le lendemain matin (samedi), on lui a donné les documents justifiant ce transfert », explique l’épouse de Nizar Trabelsi dans les colonnes de La Dernière Heure.

« Nous ignorons encore la date de l’extradition, mais nous nous y opposerons de toute façon », conclut l’épouse de Nizar Trabelsi.

(Belga)