TRES JEUNE ET FORT DOUE

VERLEENE,MAURICE

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Samedi 28 juillet 1990

Vers 1930, le chansonnier français Fortugé disait, dans une chanson populaire, «C'est jeune, et ça ne sait pas», affirmation qui nous paraît aujourd'hui bien saugrenue. Mais abordons plutôt le comportement de nos jeunes (damistes) contemporains. Le championnat du monde des cadets 1989 s'est disputé à Parthenay (localité pittoresque des Deux-Sèvres, France) du 6 au 16 juin et vit la victoire, pour la troisième fois consécutive, du jeune Russe, Igor Koyfman (15 ans), 13 points sur 16, suivi par son compatriote, Alexander Georgiew (13 ans), également 13 p. mais à égalité de points Koyfman garde son titre. Il triompha la première fois en 1987 à Mori (Italie) voir «Le Soir» du 20-1-1988, «Champion du monde à 13 ans». Venu de la république de Modalvie, il étonna tous les participants ainsi que la nouvelle révélation, Georgiev, jeune champion des juniors à Leningrad. En voyant leur partie disputée à Parthenay, on peut se rendre compte qu'ils sont déjà capables de se mesurer avec d'excellents seniors. En URSS, le jeu de dames est classé 4e sport populaire avec plus de 4 millions de licenciés, devançant la plupart des sports physiques. Il fait partie, de même que les échecs, de l'enseignement scolaire. Aux Pays-Bas, même soutien officiel, mais aussi soutien de puissantes entreprises qui permettent la propagation de nos jeux. Nous avons souvent été en relation avec les dirigeants de l'ENAL, un service officiel en Italie qui soutient tous les jeux et dispose de fonds suffisants pour organiser des tournois mondiaux.

Lors du tournoi international de Yalta (URSS) 1964, en compagnie de notre confrère de la «Gazet van Antwerpen», Frans Claessens, nous avons visité le camp de vacances d'Artek où se déroulait un tournoi de jeu de dames. 450 jeunes de 8 à 14 ans y participaient notant soigneusement les parties et se servant d'une pendule de match! Le moniteur, M. Manchine, nous dit: «Il n'y aura jamais de blousons noirs parmi eux.» C'est ainsi qu'on appelait les «hooligans» à l'époque.

PARTIE I

KOYFMAN (blancs) -

A. GEORGIEV (noirs).

33-29 (17-22) 39-33 (11-17) 44-39 (6-11) 50-44 (1-6) 31-26 (16-21) les noirs ne suivent pas la position symétrique par 20-25 32-28 (19-23) 28-19 (14-23) 29-24 (ici on joue souvent 35-30) (20-29) 33-24 (9-14) 34-30 (14-19) 37-32 (11-16) 41-37 (7-11) 30-25 (19-30) 25-34 les blancs simplifient en éliminant leur pion taquin. (10-14) 35-30 (5-10) 30-25 (14-19) 34-29 (23-34) 40-29 le point d'appui 29 sera utile plus tard, (10-14) 46-41 (4-10) 39-34 (19-23) 43-39 (21-27) 32-21 (16-27) place le pion taquin, mais... 37-32 (11-16) 32-21 (16-27) 41-37 ici les noirs ne peuvent pas jouer 6-11 car... 36-31 x 26-21 x 25-20 x 39-6 et il ne reste que deux possibilités: 23-28 permettant un bon trèfle par 37-32 et Georgiev choisit la bonne (27-31) 36-27 (22-31) laissant l'initiative aux blancs, 37-32 (31-36) 39-33 (17-22) pourquoi 44-40 est mauvais...? après le gambit 23-28 x 13-19 etc. les noirs démoliraient la position avantageuse des blancs qui préfèrent le dégagement 34-30 (23-34) 30-39 (14-19) 44-40 (19-23) 39-34 (22-27) 32-21 (23-28) 33-22 (18-16) ce dégagement inutile dénote une certaine crainte du jeune Moldavien, 38-33 (10-14) 49-43 (6-11) 34-29 (11-17) 43-38 (12-18) 38-32 les noirs ne se laissent pas tenter par le coup de dame suicidaire 36-41 x 14-20 x 13-19 etc. (13-19) 42-38 (8-13) 48-42 (3-9) 42-37 menace par 25-20 suivi de 37-31 et dame à 3, et les noirs jouent (16-21) 40-34 (18-23) 29-18 (13-22) 45-40 (2-8) 40-35 (8-13) 34-29 ce dernier coup permet à Georgiev de forcer la nulle, mais, à l'analyse, on ne trouve rien de meilleur. (21-27) 32-12 (13-18) 12-23 (19-39) 38-33 (39-28) 26-21 (14-19), sur 29-23 suit (19-24) 23-32 (22-27) nulle, et après (14-19) la dame par 47-41 (36-47) 29-24, etc. permet aussi d'annuler. Koyfman joua 21-16 (19-24) 29-20 (15-24) et la nulle fut rapidement acceptée par le futur champion.

NOUVELLES EN BREF

Le tournoi zonal européen a été remporté par le Belge O. Verpoest devant Lepsic (Yougoslavie), Specogna (Italie), Beyaert (France) etc. Ces quatres premiers sont qualifiés pour participer au championnat du monde 1990. Le Trophée J.-L. Delbar a été remporté par G. Wilvers devant L. Ensay chacun 14 p. Laurent Ensay, encore un jeune qui promet!.

PROBLÈME N° 674

par D. Kleen

Les blancs jouent et gagnent

SOLUTION DU N° 673

Par D. Kleen (P-B)

33-28 (22-33) 36-31 (39-50) 49-44 (50-39) 35-30 (39-25) 31-27 (32-21) 26-39 (25-43) 48-39.

MAURICE VERLEENE