Sur les pas de Casse-Noisette

DE SCHRIJVER,MARIE

Jeudi 22 octobre 2009

Uccle / L’école de danse Choréart se prépare à une expérience unique

Assurer la première partie du ballet Casse-Noisette sur les planches du Cirque Royal. Un rêve pas même osé par les élèves de l’école de danse Choréart. Les jeunes filles, en pleine répétition, sont visiblement aux anges. « C’est une chance incroyable. Se produire sur une scène comme celle-là et surtout devant un public qui, pour une fois, n’est pas composé des familles et des amis… », se projettent déjà Marie, Clélia et Evanne.

Traditionnellement, l’école présente un spectacle tous les deux ans, au centre culturel d’Uccle. « C’est l’ambiance qui règne au sein des cours qui m’a donné envie de chercher une telle opportunité. J’ai de bons contacts avec le producteur du spectacle Casse-Noisette. De fil en aiguille, nous avons pu mettre ça sur pied. Je suis fière de pouvoir montrer le travail accompli », confie Colette Coenraets, directrice de Choréart.

Une quarantaine d’élèves, entre cinq et dix-sept ans, seront sur la scène. Les répétitions ont démarré en septembre, et l’enthousiasme des élèves n’a d’égal que la convivialité ambiante. Intriguant lorsque, vu de l’extérieur, ce type de discipline ne rime qu’avec rigueur. Une véritable philosophie de travail et de vie, l’aboutissement des convictions de la directrice. « J’ai ouvert cette école il y a 23 ans, à mon retour des Etats-Unis. Ayant suivi toute ma formation ici, notamment au conservatoire de la Monnaie à l’époque de Béjart, j’ai beaucoup souffert des ambiances rigides et de l’esprit de compétition exacerbé. Outre-Atlantique c’est très différent, ce sont des conditions de travail qui m’ont permis de me dépasser. Et comme j’ai toujours été attirée par l’enseignement, j’ai voulu ouvrir une école pour associer qualité technique et un enthousiasme communicatif découvert là-bas. »

Partie de trois élèves fréquentant l’unique cours de la semaine, Colette accueille aujourd’hui plus de 600 élèves dans les studios situés chaussée d’Alsemberg. D’une heure hebdomadaire, Choréart est passée à 132 heures, dispensées par une vingtaine de profs. Un projet privé, porté par l’enthousiasme et la force tranquille de la directrice.

« C’est réellement un juste milieu entre les coups de pied aux fesses pour nous faire évoluer et la patience, la bonne ambiance, qui donnent envie de travailler », confient les jeunes filles.

Casse-Noisette, ces 5 et 6 décembre au Cirque Royal.

De 27 à 89 euros (www.ballets.be). Infos sur www.Choréart.be