UE : la présidence belge se pose en facilitateur

n.c.

Vendredi 25 juin 2010

Le Premier ministre belge Yves Leterme a exposé vendredi devant la presse européenne les priorités de la présidence belge de l’Union européenne.

L’approche belge de la présidence tournante de l’Union européenne sera de mettre en oeuvre le traité de Lisbonne « à la lettre et dans l’esprit », a répété le premier ministre Yves Leterme vendredi lors d’une présentation du programme de la présidence à la presse européenne.

Ce traité, dont la présidence espagnole de l’UE qui se termine fin juin a essuyé les plâtres, a modifié les équilibres entre institutions européennes, après « une longue période d’introspection » de l’Union depuis la déclaration de Laeken en 2001, qui a jeté les bases du traité, a fait observer M. Leterme.

Dans ce nouveau cadre incluant désormais un président du Conseil (Herman Van Rompuy), un haut représentant à la politique extérieure (Catherine Ashton) et conférant plus de poids au parlement, la Belgique veillera à faciliter les processus de codécision entre Commission, Conseil et Parlement, a assuré le premier ministre belge démissionnaire.

La première des priorités ira au retour à une croissance durable.

Création d’une autorité de supervision, réglementation plus stricte pour les gestionnaires de fonds alternatifs (hedge funds), consolidation du Pacte de stabilité et mise en pratique des décisions – attendues à l’automne – du groupe de travail dirigé par M. Van Rompuy sur la gouvernance économique de l’Union sont au programme.

La présidence belge de l’UE espère voir poser les bases du Service européen d’action extérieur (SEAE, la nouvelle diplomatie européenne) dès septembre, et avancer dans la « dernière ligne droite » vers une adhésion de la Croatie à l’Union, a rappelé le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere.

Pour la Turquie, « nous espérons aller de l’avant si les conditions sont réunies », a-t-il commenté, faisant par ailleurs part de son espoir « d’avancer vite et efficacement » dans le dossier d’adhésion de l’Islande et de poursuivre les discussions avec les pays des Balkans occidentaux.

M. Vanackere a mis un accent particulier sur une meilleure organisation par l’Union et ses Etats membres de leur capacité de réaction aux catastrophes naturelles telles que le séisme en Haïti, les incendies du pourtour méditerranéen ou les inondations comme celles qu’a connues le sud de la France.

« La Belgique, avec sa structure d’intervention rapide B-Fast, dispose d’un sérieux savoir-faire » qui permettrait de donner une « forte impulsion » à l’échelle européenne dans ce domaine, a commenté M. Vanackere.

Des lignes directrices pour l’emploi, un règlement sur l’initiative citoyenne, le budget 2011 de l’Union, l’aboutissement du dossier Swift (transfert de données financières aux USA dans le cadre de la lutte contre le terrorisme), les brevets européens, seront autant d’autres matières phares de la présidence belge de l’UE, a également rappelé le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Olivier Chastel.

(belga)