Un atelier d’écriture à Tournai

LEJEUNE, REGINE

Page 15

Mardi 3 août 2010

Depuis quelques années, l’Académie Internationale d’Eté de Wallonie est décentralisée dans les locaux de l’Académie des Beaux-Arts de Tournai. Surtout dédié à l’art plastique, un « ovni » a fait son entrée, cet été : un atelier d’écriture. « Les responsables de l’AKDT nous ont demandé d’en mettre un sur pied et nous avons eu carte blanche », précise Caroline Jesson, écrivain public de Wallonie picarde et animatrice des ateliers d’écriture. L’idée a rapidement germé dans son esprit et dans celui de la seconde animatrice, Chantal Gremmens : le thème sera… Tournai. Et pour s’en inspirer jusqu’au bout de la plume, elles ont emmené durant six jours les participants dans des lieux insolites et mythiques de la cité des cinq clochers.

Écrire sur le voyage au bord de l’Escaut, du haut du Pont des Trous, griffonner ses souvenirs de communion en plein milieu de la salle du chapitre dans la cathédrale de Tournai, sous le regard photographique de l’évêque Guy Harpigny, s’arrêter au marché du samedi, en prendre le pouls et coucher sur papier ses impressions.

Le tout permet aux participants de porter un autre regard sur cette ville qu’ils aiment tant. La leur mais pas forcément pour tous. « Je suis Montoise. Quand je sors de la gare, j’ai toujours ce plaisir en m’avançant vers l’Escaut, de voir le pont Notre-Dame levé. L’Escaut coule lentement, je regarde les bateaux le traverser et les gens pressés qui préfèrent prendre la passerelle plutôt que d’attendre que les bateaux soient passés », confie Ghislaine.

Ils sont cinq à avoir décidé de se prêter au jeu de cet atelier et à déambuler, bloc-notes à la main, dans les rues de la ville. Un peu déçue par le nombre de participants, Caroline Jesson n’en est pas moins ravie sur leur implication et la qualité de leurs écrits. Des écrits qui seront immortalisés dans un recueil, ponctué de photos. Cette première édition fera, à coup sûr, des petits.