Un nouvel abri pour les sans-abri

n.c.

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Samedi 9 janvier 2010

Social Le Samu se bat pour assurer le « non-refus »

Bien loin des préoccupations d’un éventuel chaos sur les routes de Bruxelles et de Belgique, les responsables du Samu social ont planché toute la semaine pour trouver des solutions au manque de places d’accueil pour les sans-abri.

Avec des températures qui restent sous zéro, sans aucune amélioration en vue, les acteurs sociaux gardent le cap et veulent assurer une politique de non-refus. Les trois structures d’accueil (le siège du Samu rue du Petit Rempart, l’ancienne imprimerie place Masui, et un espace de 30 places à Woluwe-Saint-Lambert) s’avèrent insuffisantes depuis le déclenchement du plan d’urgence.

En début de semaine, le dépannage du CPAS de Schaerbeek, rue de la Consolation, est parti en fumée. « La chaudière a lâché. On ne peut pas imaginer accueillir les gens s’il n’y a pas de chauffage, constate Yvan Mayeur (PS), président du Samu social. Visiblement, effectuer les réparations ne semble pas imaginable ou en tout cas pas à l’ordre du jour… Il a donc fallu trouver d’autres solutions. »

Le salut est finalement venu du service de l’Instruction publique de la Ville de Bruxelles. Une école située rue des Fleuristes, dont les élèves ont intégré un établissement rénové, s’est heureusement libérée. Septante personnes pourront donc être reçues dans ce nouvel espace. Un emplâtre sur une jambe de bois. « Ce n’est évidemment pas adapté mais cela convient vu l’urgence. On arrive péniblement à 440 places d’accueil, en augmentant la capacité à Masui », continue Yvan Mayeur. Et l’homme de se demander comment fonctionnerait l’urgence dans la capitale sans le CPAS de la Ville de Bruxelles et aujourd’hui le bon vouloir du service de l’Instruction publique. « Les grands froids sensibilisent les médias et quelques politiques mais c’est tout. Les propositions qu’on avance ne sont pas suivies. Certains politiques estiment que cette urgence n’existe pas. »