Un permis et un recours pour le crématorium stéphanois

SONON,CHRISTIAN

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Samedi 31 octobre 2009

Si on nous octroie le permis cet été et s’il n’y a pas de recours au Conseil d’état, le crématorium de Court-Saint-Etienne pourrait être opérationnel fin 2010 », avait lancé Claude Pasture, le directeur de l’Intercommunale du Brabant wallon, en juillet, au lendemain de l’enquête publique. « Mais si on nous impose un autre emplacement, le projet pourrait prendre trois ans de retard car il faudrait refaire toute l’étude… »

Qu’en est-il trois mois plus tard, alors que les chrysanthèmes ont entamé leur migration annuelle vers le cimetière voisin de la rue Defalque ?

S’il n’est pas enterré, puisque le permis unique lui a été accordé, le projet de l’IBW, qui trouve sa justification en la demande croissante des Brabançons wallons pour les incinérations, est néanmoins suspendu à la décision de la Région wallonne. Un recours a en effet été introduit par onze riverains…

Si l’enquête publique avait surtout soulevé des questions relatives au choix de l’emplacement, aux fumées, à la mobilité, au traitement des eaux, c’est l’impact visuel qui inquiète ces plaignants habitant sur un coteau de la vallée, du côté de la rue de Merivaux.

« Ces gens sont situés assez loin, mais ils n’ont pas tort quand ils réclament un habillement plus esthétique des bâtiments, explique le secrétaire communal Christian De Blocq. La commune avait elle-même fait part de ce genre de remarques. »

Si le recours n’est pas suspensif, Claude Pasture préfère néanmoins attendre la décision du ministre wallon Philippe Henry (Écolo). Avant la fin de l’année en principe.

Rappelons que le projet s’étale sur 2,5 hectares et comprend un bâtiment à deux niveaux qui accueillerait deux fours et deux salles de cérémonie, une chambre froide, des locaux techniques et une cafétéria. Une pelouse de dispersion des cendres, des columbariums et des parkings compléteraient l’ensemble.