Un premier enfant touché

SOUMOIS,FREDERIC

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Samedi 30 mai 2009

Grippe A Une école fermée jusqu’à mardi prochain inclus

Cela devait arriver : dans les deux nouveaux cas de grippe A/H1N1 confirmés jeudi soir en Belgique, il y a le premier enfant. Agé de 10 ans, il est rentré dimanche des Etats-Unis. Il ne présentait pas de symptômes. Ce n’est que mercredi que l’enfant est tombé malade et ne s’est donc pas présenté à l’école « De Fonkel » à Tervuren. Jeudi, l’enfant est resté à la maison. Le risque de contamination n’aurait donc duré qu’un jour et demi.

Etant donné que dans la soirée, une analyse a révélé que l’enfant était contaminé par le A/H1N1, tous les élèves de la classe de l’enfant, ainsi que leurs professeurs, ont déjà reçu un traitement de médicaments antiviraux (Tamiflu). Les autres familles d’élèves fréquentant cette école ont été appelées ou visitées. L’école est fermée jusqu’au mardi 2 juin inclus. Il a été demandé à toutes les familles de rester à la maison et de surveiller l’état de santé de leurs enfants, notamment en prenant leur température deux fois par jour. On leur a demandé de limiter les contacts à leur seul noyau familial pour réduire le risque. La différence de traitement entre les élèves de la classe et les autres élèves s’explique par le fait qu’en plein air le risque de contamination est moins important que dans les locaux fréquentés par l’enfant malade.

Le deuxième cas confirmé hier soir concerne un homme de 30 ans habitant à Bruxelles, qui est revenu de New York le 28 mai. Dans la soirée, l’homme a été transporté à l’hôpital Saint-Pierre de Bruxelles.

Alors que l’analyse des premières victimes au Mexique a montré que, contrairement à la grippe saisonnière, peu de très jeunes et d’aînés avaient été touchés, à l’inverse des « ménagères de 40 ans », très exposées, le fait qu’un enfant soit touché signifie-t-elle une modification du risque ? « Pas du tout. La tranche d’âge des 10-19 ans est l’une des plus touchées au niveau mondial. Mais il ne faut pas oublier que la plupart des formes de grippe sont très modérées. La létalité du virus a été aggravée du fait qu’une grande partie des décédés avaient été peu ou pas soignés », explique le docteur Daniel Reynders, manager de crise Influenza. La mise en quarantaine et l’utilisation du Tamiflu, qui diminue la contagiosité, tentent à essayer d’empêcher la contagion aux contacts des malades actuels. Mercredi 3 juin, tous les enfants qui auraient pu être contaminés auront déclaré la maladie, avec l’avantage d’être déjà sous médicaments. La structure scolaire étant une “excellente” structure de dissémination du virus, envisage-t-on d’étendre cette mesure si la maladie se répand ? « La mesure généralisée, sans être liée à une certitude d’un cas concret, est controversée chez les experts, car elle aboutit souvent à la recréation de lieux d’accueil privés qui se transforment en autant de foyers potentiels de

contamination. De toute façon, on est loin de cette éventualité. »