Un spectacle exagérément « musclé »

FAURE,ERIC

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Lundi 11 avril 2011

Zolder Championnat du monde FIA GT1

Convié à Zolder pour sa première étape européenne après un coup d’envoi à Abu Dhabi, le championnat mondial GT1 y a offert un spectacle « musclé » qui n’a pu laisser de marbre les 17.000 spectateurs. Dans les deux manches, les Allemands Basseng et Winkelhock ont imposé leur Lamborghini tandis que, côté belge, Maxime Martin se montrait le meilleur sur la Ford GT du team Marc VDS pointée aux 5e puis 8e places.

Portée à bout de bras par le promoteur français Stéphane Ratel, « monsieur GT » qu’on retrouve en filigrane des 24 Heures de Spa depuis plusieurs années, cette compétition connaît un destin bizarre. Son lancement en 2010 a fait naître une réelle vague de scepticisme, de nombreux observateurs affirmant que la sauce ne prendrait jamais. Motif essentiel de leur méfiance : la moitié du plateau était composée de bolides (Maserati MC12, Corvette C6R, Aston Martin DBR9) arrivés en fin de parcours. Pour sa deuxième saison, le championnat a perdu les Maserati et ne réunit plus que dix-huit voitures (Lamborghini, Nissan et Ford complétant l’affiche). Peu mais suffisant pour assurer un superbe spectacle dès le moment où la plupart de ces GT sont confiées à des pilotes de très haut niveau, des Wendlinger, Bernoldi, Winkelhock, Hezemans, Turner et autres Maxime Martin. S’ils sont peu connus du grand public, ces professionnels maîtrisent l’art et la manière d’exploiter le matériel mis à leur disposition. Certains ont même tendance à aller au combat avec un enthousiasme excessif, provoquant de spectaculaires crashes qui opèrent des coupes sombres dans le peloton. Dimanche lors de la 2e manche, onze voitures seulement restaient en lice après dix minutes de ronde ! Les officiels devront serrer la vis à l’avenir. Pour l’heure, Stéphane Ratel attend surtout que la FIA lui concocte un

nouveau règlement GT1 qui entrerait en vigueur dès 2012.

P. 30 les Résultats

Belcar

La Porsche s’impose d’emblée

Trois heures de ronde, même sous le soleil, c’est long. Surtout quand une vingtaine de voitures seulement se retrouvent sur la grille de départ… Heureusement, les ténors du Belcar ont eu le bon goût d’assurer le spectacle, en tout cas durant la première partie de course qui a vu l’Audi R8 LMS de Bert Longin, la Porsche 911 GT3-R de Marc Goossens et la Mercedes SLS d’Anthony Kumpen croiser le fer avec allégresse. Mais quand le second nommé, parfaitement relayé par Maxime Soulet, a haussé le rythme, l’affaire était entendue. Un souci avec un boulon de fixation d’une roue ayant en plus coûté une vingtaine de secondes à l’Audi, la Porsche n’a plus été menacée. Restait à attribuer la 3e place qui revint finalement au tandem Tim Verbergt-Jeffrey Van Hooydonk (Aston Martin DBRS9).

BTCS

Deux podiums identiques

A 24 heures d’intervalle, les deux manches des Belgian Touring Car Series (BTCS) ont livré un verdict identique et un peu surprenant. Là où on attendait la Renault de Bouvy-Kelders ou la Volvo de Radermecker-van de Poele (contrainte deux fois à l’abandon), la KIA s’est imposée aux mains de Philippe Stéveny et Didier de Radiguès. Ce dernier, de retour aux affaires après un long break, n’a pas perdu la main : même une « excursion » contre le rail après un contact avec un concurrent doublé n’a pas refroidi ses ardeurs. Dans les deux manches, la Mégane a fini en 2e position, Fred Bouvy signant dimanche une remontée de « grand garçon ». Enfin, comment ne pas souligner les deux médailles de bronze décrochées par la BMW de Qvick-Vanbellingen, une vraie berline qui pourrait s’inviter souvent parmi les Silhouettes de pointe…