Vaste opération internationale pour retrouver les jumelles

n.c.

Lundi 7 février 2011

Les policiers de France, de Suisse et d’Italie redoublent d’efforts pour retrouver les deux jumelles suisses de six ans portées disparues depuis plus d’une semaine, un hélicoptère ayant même été engagé pour effectuer des recherches sur le lac Léman.

« Contrairement aux informations diffusées le dimanche 6 février, la police n’a reçu, pour l’instant, aucun témoignage de la présence des jumelles en Suisse, en France ou en Italie depuis le dimanche 30 janvier à 13h, où elles se trouvaient à St-Sulpice (canton de Vaud, ouest de la Suisse) à proximité du domicile de leur père », a indiqué la police suisse dans un communiqué.

Cette vaste opération internationale mène les enquêteurs du sud-ouest de la Suisse aux Pouilles, en Italie, en passant par Marseille et la Corse. Elle a été baptisée « Opération GEMELLE » (jumelles en italien).

Malgré ces efforts, Alessia et Livia restent introuvables. Lundi, l’enquête semblait piétiner, les autorités judiciaires de Marseille annulant une conférence de presse faute de nouveaux éléments.

Les deux fillettes blondes auraient été enlevées le 30 janvier par leur père à leur domicile à St-Sulpice. Le père s’est suicidé le 3 février au soir en se jetant sous un train à la gare de Cerignola (sud de l’Italie). Il aurait pris la voiture de son épouse qu’il a volée, selon sa femme.

Tandis que les pistes françaises et italiennes ne semblaient guère avancer, une quarantaine de policiers helvétiques, accompagnés de chiens, ont mené des opérations de recherches à trois reprises aux domiciles des parents. Une enquête de voisinage a été réalisée auprès de 80 ménages dans 60 habitations différentes.

En outre, « quatre bateaux stationnés dans les ports de Morges et Vidy, propriétés de l’employeur du père et susceptibles d’être utilisés par ce dernier, ont été minutieusement fouillés, de même que les ports de la région », a précisé la police.

L’enquête ayant établi que le père est passé par Annecy (Alpes françaises) pour se rendre à Marseille où il se trouvait 1er février, toutes les stations service entre St-Sulpice et Genève ont été contactées.

Par ailleurs, tous les postes de douane de la région de Genève ont également fait l’objet de contrôles.

Le père, après avoir acheté à Marseille des billets pour la Corse pour lui et ses deux fillettes, les a validés au guichet d’enregistrement du port de la ville.

Les enquêteurs n’ont pu établir s’ils avaient embarqué à bord du ferry à destination de Propriano. La police judiciaire d’Ajaccio a donc repris lundi l’examen des enregistrements vidéo de la sortie du cargo mixte Scandola de la Compagnie méridionale de navigation (CMN).

En Suisse, les enquêteurs ont aussi mené des investigations et procédé à des contrôles de l’environnement des membres de la famille, au niveau scolaire, auprès de la famille du père dans la région de Bâle, dans l’environnement professionnel de ce dernier tout comme des contrôles téléphoniques et bancaires au niveau national.

La garde des fillettes était assurée en alternance par le père et la mère.

La mère s’était présentée le 4 février à la police française à la recherche de ses filles à Marseille (sud de la France). C’est de là que le père lui avait envoyé le 31 janvier une carte postale dans laquelle il se disait désespéré et affirmait ne pas pouvoir vivre sans elle.

Lundi, le directeur de l’école de St-Sulpice a visité chacune des classes du site afin d’informer l’ensemble des élèves et des enseignants de l’état de la situation.

AFP