Les artisans régionaux ont pignon sur rue

MEUWISSEN,ERIC; MOREAU,CATHERINE

Page 12

Samedi 26 avril 2008

Vieux-Genappe Une foire aux cadeaux ce week-end

La Fermette devient Maison des métiers d’art. Les fans de Napoléon y croiseront les amateurs de créations.

Située juste à côté du musée provincial « Dernier QG de Napoléon », cette fermette accueillait régulièrement des expositions, souvent orientées vers les artistes et le Premier Empire. La province a décidé d’y installer son office des métiers d’art (OMA).

« C’était important pour nous de disposer d’un espace suffisant pour nos bureaux et, pour les artisans, d’un lieu pour organiser des cours, des expositions et nouer des contacts, comme c’était le cas, avant la scission du Brabant, dans la galerie située dans la rue du Marché aux Herbes à Bruxelles », explique Gilbert Menne, le directeur.

Créé en 1995, l’Office des métiers d’art, installé auparavant dans l’ancienne maison communale de Waterloo et à Court-Saint-Etienne, rassemble une septantaine d’artisans dont la moitié sont des céramistes, les autres se répartissant entre graveurs, tailleurs de pierre, miniaturistes, peintres sur soie et textile, créateurs de vitraux d’art… En nombre croissant : chaque année, une dizaine de nouveaux venus sont acceptés par un jury indépendant.

« Notre objectif est d’apporter un coup de pouce à ceux qui débutent et n’ont pas les moyens financiers de louer une salle pour exposer leurs créations, poursuit Gilbert Menne. Mais nous comptons également des artistes confirmés. Le peintre-sculpteur Claude Rahir en était un très bel exemple. »

À l’actif de l’OMA : la publication d’un catalogue, la participation à des expositions en Belgique et à l’étranger… et la coorganisation de certaines manifestations annuelles comme le Salon des Métiers d’art de Wallonie et le Week-end chez l’artisan d’art.

Le nouveau havre, qui continuera à accueillir ses expositions napoléoniennes et artistiques, offre 110m2 sur deux niveaux. En guise de baptême, ce week-end (de 11 à 18h), à quelques encablures de la fête des mères : une foire aux cadeaux qui regroupera une petite vingtaine d’artisans d’art (1). La suite ? Une exposition « Métiers d’Art » en juillet ; en septembre, une autre présentant des œuvres du concours de la Biennale (sur le thème des fables de La Fontaine), puis une exposition- vente les 5-6 et 7 décembre. En guise de cadeau de Noël, celle-là.

(1) 66, chaussée de Bruxelles (RN 5). Infos : 02-384.24.24.

Un orientaliste aux Ecuries de Waterloo

La lumière, la lumière… toutes les facettes de la lumière. Et plus particulièrement celle infinie des déserts et des ciels d’Orient. Le peintre belge orientaliste Léopold Baijot (né en 1936) dont les huiles sur toiles ont fait le tour du monde, fait escale aux Écuries jusqu’au 18 mai (1).

Mais comment ce peintre résidant à Verviers a-t-il abouti à Waterloo ? Tout simplement parce que parmi « ses fans » se trouvent la princesse Lea et le prince Alexandre de Belgique. Une princesse qui ne manque jamais un de ses vernissages. C’est elle qui est allée trouver l’échevin de la Culture Yves Vander Cruysen (MR) pour lui proposer l’exposition. Et l’échevin s’est fait un plaisir d’accueillir un artiste si chaudement recommandé.

Autodidacte, ancien instituteur, Léopold Baijot a toujours été attiré par la lumière des pays arabes. « J’en ai fait part à l’époque au directeur de la Ligue des États Arabes à Bruxelles, puis à plusieurs ambassadeurs de ces pays en Belgique, dont le Koweit et l’Arabie Saoudite ».

Résultat des courses, il a été invité dans tous ces pays notamment pour y étudier la lumière et y réaliser des croquis, des dessins, des aquarelles… dont il a ensuite tiré ses toiles dans son atelier de Verviers.

« J’ai aussi décoré la plupart des palais du roi Hassan II du Maroc. Le Roi m’a acheté 48 tableaux. J’ai réalisé le portrait du roi Hussein. Celui-ci m’a offert personnellement deux montres frappées à l’effigie de la couronne royale ». Et de relever sa manche pour nous montrer le fabuleux bijou en question.

On estime que deux à trois mille œuvres de l’artiste se trouvent actuellement disséminées dans le monde. A Waterloo, le public peut en contempler quelques dizaines. En contempler et en acquérir. Car les toiles sont en vente. A cet égard, l’artiste raconte : « Une de mes toiles est partie chez Drouot à Paris pour 7.500 euros. Une autre estimée à 2.000 euros chez Horta a trouvé preneur à… 4.600 euros. »

(1) Jusqu’au 18 mai. Du mardi au dimanche de 14 h à 18 h. Fermé le lundi. Le peintre est présent chaque jour. Aux Écuries, 308 chaussée de Bruxelles. Entrée gratuite. Infos : 02-354.37.85.